09.10.2012 par LR
num.223 nov 2012 p.14
Théâtre instrumental aux Caves

Oh là là! Quel changement ! Pour les habitués des concerts classiques du dimanche soir, l’heure musicale du 7 octobre a été un revirement excentrique qui a étonné plus d’un.
Le thème douteux « Est-ce là ? » du duo Inaka présenté par Aurore Dumas, harpiste, et Léa Sangiorgio, clarinettiste, et voix pour toutes les deux, nous laissa dans un mélange étrange de sons bizarres et de paroles ambiguës, voire des listes de chiffres débitées sur des marches entrecroisées.


Soit elles ont voulu interpréter une musique extraterrestre, soit nous sommes d’un autre monde, plus sensé, plus harmonieux. Les sonorités en saute-mouton n’étaient pas faites pour égayer nos oreilles. Nous cherchions vainement dans ce « théâtre instrumental » une résonnance qui puisse nous épanouir. Hélas, ce fut plutôt l’illustration d’un monde déboussolé, s’agitant coup par coup (coup de gong, coup de tambour, coup de baguette sur la harpe), passant de crises (sons) aiguës aux crises (sons) les plus graves. Drôle de spectacle que seuls les initiés ou des futuristes auront essayé de comprendre.

La harpe aura donné quelques douceurs dans ce manège de concours de « cris » d’animaux au fond d’une caverne. Sans dénigrer le profond travail effectué par la lecture de ces partitions hors normes de Sylvain Kassap pour les musiques originales, et de Tom Johnson et Jacques Rebotier pour des musiques additionnelles, nous avons applaudi leur performance et les remercions de nous avoir présenté la folie du monde. 
 

auteur : Lucette Robyr

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