16.10.2018 par YR
num.283 novembre 2018 p.05
Bus U : l’arrêt Richelien n’est pas clair

Voilà un sujet local taillé pour Versoix Région : la ligne de bus U des TPG est en service depuis plusieurs années maintenant. Or, depuis son extension jusqu’à Bossy, l’arrêt Richelien ne marque plus son terminus. Étant donné sa configuration particulière, chaque conducteur marque l’arrêt à sa façon.

Je vous demande de vous arrêter

Ce n’est pas l’arrêt de bus le plus pratique au monde. À Richelien, dans la direction Chavannes-Bossy, les véhicules doivent se dévier de la route pour atteindre le panneau TPG fièrement dressés sur un trottoir de béton spécifiquement construit pour marquer l’arrêt du bus.

Les chauffeurs, eux, ne l’entendent pas tous de cette façon. Certains préfèrent ne pas se détourner de la route de l’Étraz et marquer l’arrêt proche d’un arbre, sur un monticule de terre. D’autres, enfin, s’arrêtent avant que la route de l’Étraz se sépare pour donner naissance à l’avenue de Richelien.

Dans les deux cas, il ne s’agit pas de l’arrêt défini par le panneau et la carte officielle, mais bien d’arrêts arbitraires, dépendants de celle ou celui qui tient le volant. Aucun signal n’est donné dans le véhicule, aucune information n’est affichée sur le panneau de l’arrêt.

La situation n’est pas importante ou dérangeante pour les voyageurs s’arrêtant à Richelien ; elle l’est bien plus pour ceux qui souhaitent monter dans le véhicule.

« On fait toujours comme ça »

À la vue de voyageurs faisant signe au bus approchant, certains conducteurs choisissent de… les ignorer. Pour eux, l’arrêt n’est pas l’arrêt, et c’est au preneur de bus à s’adapter. « On fait toujours comme ça » a répondu l’un des chauffeurs de la ligne U agaçé par la question, « parce que sinon, c’est plus compliqué avec la circulation ».

Faire le détour pourtant prévu serait donc un trop grand prix à payer et causerait des problèmes de ponctualité. Dans ce cas, pourquoi les TPG n’ont-ils pas déplacé l’arrêt ? Et pourquoi l’entreprise n’a-t-elle pas communiqué à ce sujet ?

François Mutter, porte-parole des TPG, a défaussé son employeur d’une partie de la responsabilité : « Il s’avère que la question posée ne relève pas de la seule compétence des transports publics genevois. Elle fait l’objet en effet d’échanges tripartites impliquant à la fois la Ville de Versoix, la direction générale des transports et les TPG ».

Pas de réponse pour le moment, donc. L’affaire est à suivre…

 


Texte et photo : Yann Rieder

auteur : Yann Rieder

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