10.04.2018 par LR
num.278 mai 2018 p.15
En marge de l’exposition au Boléro – Portraits

Il y eut ces regards enfantins
Empreints d’innocence et de fragilité
Ces yeux rieurs ou malicieux
Qui vous incitent à la tendresse.

Une statue, un bronze, une sculpture
Yeux éteints sortis d’un autre âge
Expressions figées dans le silence
A la recherche d’une âme compatissante.

Chemins de couleurs au gré des artistes
Où s’enchevêtrent émotions et raison
Huile ou pastel, feutre ou crayon
Pinceau aux différents revers de plume.

Danse et chant, lumière et sombres lueurs
La vie se reflète sous des angles majeurs.
Qu’importe l’œuvre !.. C’est toi, c’est moi
Foule de gens anonymes au cœur du monde.

Il y eut ces regards interrogateurs
Face à l’avenir incertain, angoissant.
Visages burinés par le dur labeur
Dans une existence précaire et de misère.

Portraits animés sous la pellicule
Aux effets naturels ou travaillés
Relief d’une époque plus ou moins lumineuse,
Décor de paysage où l’homme prend tout son sens.

Paix d’un jour dans le sillon du trait
Fin ou épais, chargé de courbes ou lisse de netteté,
Le sujet prend corps, l’âme s’illumine
Le portrait s’achève ! L’œil sublime la perfection.

Lucette Robyr
 

auteur : Lucette Robyr

<< retour